Question-réponse

Doit-on encore verser une pension alimentaire à un enfant devenu majeur ?

Vérifié le 24/06/2021 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice

Les parents ont l'obligation de nourrir, vêtir, loger et élever leur enfant, même majeur, <span class="miseenevidence">s'il n'est pas en mesure de subvenir lui-même à ses besoins</span>. Le montant de cette aide varie en fonction des ressources du parent qui la verse et des besoins de l'enfant qui la reçoit (étudiant, sans emploi, <a href="https://www.lecoudraysurthelle.fr/votre-village/service-public/?xml=R50230">majeur protégé</a> ou en situation de handicap).. Toutefois, le versement de la pension alimentaire cesse dès lors que l'enfant majeur devient autonome financièrement.

<span class="miseenevidence">Vidéo : ce qu'il faut savoir sur le sujet</span>

  • Si les besoins de l'enfant le justifie, le versement de la pension alimentaire peut être maintenu, au-delà de ses 18 ans. Ainsi, la pension attribuée à l'ex-conjoint(e) peut être versée directement à l'enfant quand celui-ci devient majeur.

    Pour ce faire, il est nécessaire de s'adresser au juge aux affaires familiales (Jaf) auprès du tribunal dont dépend le domicile d'un des 2 parents ou de l'enfant.

    Vous pouvez effectuer votre demande à l'aide du formulaire cerfa n°11530.

    Formulaire
    Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire...)

    Cerfa n° 11530*11

    Accéder au formulaire  

    Ministère chargé de la justice

    Pour vous aider à remplir le formulaire :

    Où s’adresser ?

    Ainsi, un nouveau jugement est délivré dans lequel le juge va prévoir que la pension alimentaire sera versée directement à l'enfant (en tout ou partie).

  • En quoi consiste l'obligation alimentaire ?

    Cette obligation de versement de somme d'argent doit permettre à l'enfant majeur, <span class="miseenevidence">qui ne peut pas subvenir à ses besoins</span>, de manger, de se loger, de s'habiller. On parle d'<span class="expression">obligation alimentaire</span>.

    La pension versée, à ce titre, comprend tout ce qui est nécessaire à la vie de l'enfant au quotidien mais aussi aux soins liés à son état de santé (maladie mentale, handicap physique,...).

    L'obligation alimentaire peut être délivrée <span class="miseenevidence">en nature</span> (par exemple : hébergement gratuit, nourriture) ou prendre la forme d'une pension versée <span class="miseenevidence">en espèces</span> (en argent).

    Qui assume cette obligation ?

    Cette obligation est assumée par les 2 parents selon les ressources et les charges de chacun.

    Les parents peuvent convenir, d'un commun accord, de fixer la forme et les conditions de réalisation de cette obligation alimentaire. Il est cependant recommandé de rédiger une convention, de la dater et de la signer.

    Le juge aux affaires familiales (Jaf) peut également être saisi par l'un des parents ou par l'enfant majeur. La demande s'effectue au moyen du formulaire cerfa n°11530.

    Formulaire
    Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire...)

    Cerfa n° 11530*11

    Accéder au formulaire  

    Ministère chargé de la justice

    Pour vous aider à remplir le formulaire :

    La demande est à adresser au tribunal dont dépend le domicile d'un des parents ou de l'enfant.

    Où s’adresser ?

    Le parent qui ne respecte pas cette obligation peut y être contraint par décision de justice.

     À noter

    Seuls les parents qui apportent la preuve qu'ils sont dans l'incapacité de respecter cette obligation alimentaire pourront se voir dispensés de cette obligation. Il peut s'agir des parents bénéficiaires du <a href="https://www.lecoudraysurthelle.fr/votre-village/service-public/?xml=N19775">revenu de solidarité active (RSA).</a>

    Conséquences du non-respect de l'obligation

    <span class="miseenevidence">Sanctions</span>

    Le non-respect de l'obligation alimentaire constitue un délit d'abandon de famille.

    Ce <a href="https://www.lecoudraysurthelle.fr/votre-village/service-public/?xml=R49229">délit</a> est passible de peines pouvant aller jusqu'à 2 ans d’emprisonnement et <span class="valeur">15 000 €</span> d'amende.

    Celui qui ne reçoit pas l'aide doit adresser une lettre au <a href="https://www.lecoudraysurthelle.fr/votre-village/service-public/?xml=R1123">procureur de la République</a> du tribunal dont dépend le domicile d'un des 2 parents ou de l'enfant.

    Où s’adresser ?

    <span class="miseenevidence">Recours d'un tiers ayant satisfait aux besoins de l'enfant</span>

    En cas de non-versement de l'aide par un parent, le <a href="https://www.lecoudraysurthelle.fr/votre-village/service-public/?xml=R12890">tiers</a> qui a survenu aux besoins de l'enfant peut se retourner contre le parent.

    Ce tiers est le plus souvent :

    • les services du département pour le recouvrement des sommes dues à l'aide sociale,
    • les établissements publics de santé pour le recouvrement des frais d'hospitalisation.

    Le tiers doit adresser une lettre au <a href="https://www.lecoudraysurthelle.fr/votre-village/service-public/?xml=R1123">procureur de la République</a> du tribunal dont dépend le domicile du parent qui devait procéder au versement ou de celui de l'enfant. Une procédure amiable doit préalablement être tentée.

    Où s’adresser ?

Nouveauté en matière d’état civil

La loi n° 2022-301 du 2 mars 2022 relative au choix du nom issu de la filiation

est entrée en vigueur le 1er juillet 2022.

Vous pouvez désormais changer votre nom de famille en mairie comme c’est déjà le cas pour le prénom.

(sous certaines conditions).

Cette loi comprend quatre séries de dispositions :

* L’article 1er simplifie et harmonise les règles du nom d’usage. Pour les enfants mineurs, il facilite le recours au nom d’usage par adjonction du nom du parent qui n’a pas été transmis.

* L’article 2 permet à toute personne majeure, une fois dans sa vie, de changer de nom par déclaration devant l’officier de l’état civil pour porter l’un des noms suivants : le nom du père, le nom de la mère ou un nom composé de l’adjonction de leurs deux noms dans l’ordre choisi et dans la limite d’un nom par parent.

Cette demande fait l’objet d’un formulaire CERFA n° 16229*01 et d’une notice disponible sur le site «service-public.fr »

* L’article 3 permet au juge de statuer sur le nom de l’enfant lorsqu’il prononce le retrait total de l’autorité parentale.

* L’article 4 supprime la représentation par le tuteur pour le changement de prénom d’une personne sous tutelle.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès du secrétariat de la mairie.

Changer de Prénom, c’est possible

Vous souhaitez changer de prénom parce qu’il vous porte préjudice ?

La loi  n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle prévoit une simplification de la procédure de changement de prénom par son article 56.

Toute personne peut demander à l’officier de l’état civil (Monsieur le Maire) à changer de prénom. La demande est remise à l’officier de l’état civil du lieu de résidence ou du lieu où l’acte de naissance a été dressé. S’il s’agit d’un mineur, la demande est remise par son représentant légal.

Pour plus de renseignements : 03.44.81.14.24